La science avance en communicant. Aucune science ne peut être faite par un scientifique tout seul dans son coin de laboratoire, sans faire part au reste du monde de ses découvertes et sans tenir compte de ce que les autres ont découvert. C’est en analysant les travaux des autres que de nouveaux problèmes peuvent apparaitre, que des problèmes actuels peuvent trouver des solutions parfois inattendues.
La communication scientifique, ce sont les conférences données un peu partout un peu tout le temps, qu’elles soient internes à un laboratoire ou à une équipe ou qu’elles regroupent une fois par an toutes les pointures mondiales d’un secteur particulier. La communication, c’est aussi les articles scientifiques ou les chercheurs exposent leurs travaux et les conclusions qu’ils tirent desdits travaux. Ces articles paraissent dans des revues que l’on qualifie de spécialisées (écologie, cancérologie, évolution moléculaire, etc.) dont les plus connues sont la revue britannique Nature et la revue américaine Science.
Ainsi, il parait chaque semaine un flot continu d’articles scientifiques. Tous ne sont pas intéressants. Tout d’abord par ce que le contenu des articles est très inégal, ensuite parce qu’il est impossible de s’intéresser à tout. Moi-même je suis une dizaine de publications grâce à la magie du truchement des flux RSS. De tous les articles qui sortent, j’essaye de lire le maximum de titres pour filtrer ce qui m’intéresse, de ceux que j’ai retenu, je parcours l’abstract pour voir si une lecture approfondie pourra m’apporter quelque chose. Cela ne concerne que les nouveaux articles de la semaine. J’ai besoin pour mes travaux d’articles parlant de sujets particulier (en ce moment, il s’agit de l’estimation de la taille efficace de population chez la souris et le rat) pour lesquels je vais farfouiller dans PubMed, gigantesque librairie d’articles numériques.
Le contenu des articles est inégal, ce qui veut dire que certains sont à jeter aux ordures (littéralement) quand d’autres semblent révolutionnaires. Il est des articles qui semblent fondamentaux et révolutionnaires et desquels j’ai envie de vous parler, plus ou moins longuement.
J’inaugure donc ici la rubrique « l’article de la quinzaine » que j’espère mettre à jour tous les quinze jours si j’ai (et vous aussi) de la chance.
Bonne lectures.
