Vous l’aurez peut-être remarqué mais dernièrement je n’ai pas beaucoup de temps pour moi, encore moins pour poster sur ce blog (et oui, la vie est une question de priorités, comme disait l’autre.) La faute à quoi ? Aux lignes de la mort qui s’accumulent sur ma pauvre personne comme la petite vérole. La faute aux dizaines de milliers de chaines que je n’ai pas remvoyé sans doute…
Je vais être un peu pris cette semaine (et je ne suis même pas sûr de trouver une connexion internet digne de ce blog là où je vais) d’où ce post en réponse à un appel de mon cher Snoow. Pour être franc, je vais renvoyer une chaîne de blog (nom de di… Darwin !)
La chaîne en question concerne la lecture et les livre. Vaste sujet. Aussi est-il agrémenté de quelques questions auxquelles je vais tenter d’essayer d’apporter un vague début de réponse.
Plutôt corne ou marque-page ?
Les deux mon capitaine ! Je ne me permettrai jamais d’écorner un livre qui ne m’appartient pas (et Darwin sait que j’en emprunte, si mes parents me lisent, ils sauront de quoi je parle.) Par contre, j’ai une fâcheuse tendance à ne pas respecter ce qui est mien. Je considère un livre uniquement comme un objet passager, je n’essaye jamais de les conserver dans un état parfais (à part certains.)
As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?
Et comment ! Un sacré paquet (hu hu hu) de fois. J’en offre aussi, sans doute moins que ce que je reçois.
Lis-tu dans ton bain ?
À cette question je me vois forcé et contraint de répondre par un “non” franc et massif. À l’heure où j’écris ces lignes, je ne dispose plus d’un baignoire. Même du temps où j’avais accès à une baignoire, je ne lisais point quand elle était remplie. Par contre, je recommande la musique avec le bain (Sigur Rós ou bien Cannonball Adderley.)
As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
Pensé, oui. Écrit, non. Il y eu une époque où je noircissait certaines pages de mon hésitante et parfois bancale écriture, mais rien de sérieux. Par contre, l’écriture en elle-même me plait (une des raisons pour lesquelles je tiens ce blog.) Mais ce n’est pas tout de vouloir écrire, il faut savoir écrire et avoir une histoire intéressante à raconter.
Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?
Ni du bien ni du mal. En soi, le fait de nécessiter plusieurs tomes n’est pas gage de qualité, juste du fait qu’on en a plus à raconter que la normale. J’ai à plusieurs reprises essayé la lecture de séries (“La guerre d’Algérie” d’Yves Courrière et “Le troisième Reich” de William L. Shirer), mais j’ai arrêté à chaque fois avant la fin, par manque de temps.
As-tu un livre culte ?
Oui. Je le relis périodiquement.
Aimes-tu relire ?
Bien-sûr ! C’est un peu comme avec un film, on peut apprécier aux lectures suivantes tout ce qu’on a laissé passé la première fois. J’évite de le faire dans la mesure du possible, considérant la pile grandissante marquée “à lire” chez moi.
Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu’on a aimé ?
Plutôt non. Le coté groupie/fan ne me plait pas vraiment (en littérature comme ailleurs, d’ailleurs.) On y risque plus de se blesser en idéalisant les auteurs et en se rendant compte qu’ils sont “normaux” (voire pire.) De plus, je suis de ceux qui pensent que l’œuvre peut être dissociée de l’artiste.
Aimes-tu parler de tes lectures ?
Encore une fois, bien-sûr ! Il est évidemment impossible de parler de toutes mes lectures avec tout le monde. Je ne suis pas sûr que “La structure des révolution scientifiques” de Thomas Kuhn intéresse grand monde en dehors du monde scientifique (et encore !) Certains liens se renforcent avec des lectures communes.
Comment choisis-tu tes livres ?
Il s’agit d’un processus immuable depuis que le monde est monde, réglé comme du papier à musique, infiniment dur mais infiniment juste. Je commence par peser le livre : il doit peser entre 1 grammes et 20 kg. Je continue par mesurer le livre : la largeur doit être comprise entre 2 cm et 3 m, la longueur entre 3 cm et 5 m, la hauteur entre 5 mm et 1 m. Pour les livre chanceux qui auraient survécus à ce processus impitoyable (je brûle les exemplaires ne rentrant pas dans ces critères, je dois avoir ma photo affichée à l’entrée de tous les libraires de Lyon) cela dépend de l’humeur, du temps, de la position de ma maison astrale, de la couleur du chat qui passe dans la rue (noir = polar, rose = romance), des conseils du vendeur, des recommandations d’amis, de volonté personnelle, etc.
Une lecture inavouable ?
J’ai dû lire un article du Figaro un jour. Je crois que j’étais bourré.
Un livre idéal pour toi serait ?
Il y a tellement de critères qu’il est impossible pour un livre de ce monde de les remplir tous.
Lire par-dessus l’épaule ?
Si quelqu’un essaye de faire cela dans le métro, il se prend illico un regard de tueur avec aura de la mort tout autour de moi, comme moi seul sait les faire. Donc, j’évite en général, surtout que je mon allemand est quelque peu embryonnaire, insuffisant pour saisir le pourquoi du comment du livre de mon voisin.
Télé, jeux vidéo ou livre ?
La troisième, sans hésiter ! Je n’ai plus de télé depuis peu et les jeux vidéos m’ennuient en général (j’ai dit en général, ce qui implique qu’il y ait des cas particuliers.)
Lire et manger ?
Non. Même si mélanger les plaisirs a parfois du bon, il y a des limites.
Lecture en musique, en silence, peu importe ?
À choisir, en musique. Je peux presque tout faire en musique (rédiger une note de blog, par exemple.) Dans ce cas, mon choix se porte tout naturellement vers quelque chose de calme et instrumental (classique, jazz) que vers le dernier album de Cannibal Corpse (groupe de death metal bien connu des amateurs) ou l’intégrale de notre Johnny national/belge/suisse.
Lire un livre électronique ?
Non et non. J’ai déjà du mal à lire un article scientifique sur mon écran, j’imprime systématiquement ce que je lis (au grand désespoir de la forêt amazonienne.)
Le livre vous tombe des mains : aller jusqu’au bout ou pas ?
Plutôt non. Évidemment, quand il s’agit d’un polar où je suis à trois pages de savoir si c’est bien le colonel qui a fait le coup dans la salle de bain avec le sèche-cheveux de madame, j’aurais plutôt tendance à terminer le livre. Quand il s’agit d’une étude comparative du plumage des oiseaux de la péninsule nord-est de la pointe de Bretagne, j’aurais plutôt tendance à ne pas commencer le livre de toute manière.
Comme je n’ai pas reçu cette chaine officiellement, elle ne fera pas l’objet d’une transmission dans les règles de ma part. Libre à vous d’apporter votre contribution si le cœur vous endive.

Ouéééé ! Les gens suivent la chaîne ! 20 ans de bénédiction darwinesque s’abattront sur ton foyer !