Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for the ‘Ailleurs’ Category

Je l’ai dis, je le répète, la science est un monde merveilleux mais un monde cruellement merveilleux. À dire vrai, c’est un métier très dur pour lequel on trime sang et eau sur des expériences qui ne marchent qu’une fois sur dix (uniquement les jours de pleine lune, le reste du temps, c’est pire), sans compter les chefs tyranniques, les horaires impossibles, le travail les jours impossibles (dimanche et jours de fête), le manque de moyen, le manque de considération, l’absence totale de glamour du métier qui nous permettrais de séduire les membre du sexe identique/opposé (ami lecteur, raye la mention inutile, mais pas sur ton écran, sinon tu vas l’abimer) lors d’éventuels événements mondains.

Bref, le métier de thésard est un métier d’ingrat dont il faudrait être demeuré (ou cosmonaute) pour aimer ça. Il y a des fois où j’ai tout envie de plaquer pour aller vendre des disques à la FNAC ou m’engager dans les cœurs de l’armée rouge. Surtout quand on nous envoie dans des endroits pas possibles pour des conférences où il y aura trois pelé et un tondu.

Franchement, c’est dur, la vie d’un scientifique.

Tout ça pour vous dire que je ne vais pas être en mesure de poster autant que vous le souhaiteriez durant les deux prochaines semaines. Aussi pour vous faire patienter et parce que je sais que vous aimez la musique, je vous fais part de deux vidéos musicales. L’une d’un groupe français dénommé Elista, la deuxième de la dénommée Émilie Simon. Il va sans dire que je vous recommande chaudement l’audition des œuvres des artistes suscités.

À bientôt.

Read Full Post »

Au fait

En ce jour passé qu’il est déjà fini, c’était l’anniversaire de la Bundesrepublik Deutschland.

L’Allemagne fédérale a été créée le 23 mai 1949, il y a donc 60 ans.

Zum Geburtstag viel Glück!

Read Full Post »

Tout est dans le titre.

PS. À Helsinki, le métro passe au dessus de la mer baltique. Je trouve cela assez rigolo.

Read Full Post »

Tout est dans le titre.

Read Full Post »

Obama, nouveau président des U.S.A. va être officiellement introduit dans ses fonctions fin janvier prochain. Il est donc encore en train, entre l’emballage de deux paquets cadeaux, de nommer les membres de son futur gouvernement (même si je doute que l’on puisse vraiment parler de gouvernement au sens français du terme, aucun ne porte le titre de ministre et il n’y a pas de premier ministre). C’est à cette occasion qu’un certain Eric Lander a été nommé co-président du comité scientifique de la Maison Blanche. Le Dr. Lander devient donc un haut conseiller de M. le Président.

Peut-être que certains d’entre vous se souviennent de l’aventure qu’a été le séquençage du génome humain (et de la bataille entre public et privé, entre le le coté juste et le coté obscur de la science au moment de sa publication il y à près de 8 ans). Eric Lander était tout simplement le « chef » du projet public de séquençage. C’est son nom qui apparait en premier sur l’article du génome humain publié dans la revue britannique Nature en 2001, ainsi que sur pas mal d’autre publications (pas forcément en premier, mais bon). Eric Lander n’est donc pas un amateur sur les questions de sciences.

J’applaudis avec les deux mais et même avec les pieds cette nomination qui suit de peu celle d’un prix Nobel dont j’ai oublié le nom pour les question de réchauffement climatique. Il est plus qu’agréable de voir que le président de la future ex première puissance place la science si haut dans ses priorités.

De plus, je pense qu’Eric Lander est un peu plus à sa place à la Maison Blanche que dans un laboratoire. Non pas que je mette en doute ces compétences et ces capacités de scientifique, loin, très loin de là, mais je pense qu’Eric Lander penche plus du coté politique que du coté scientifique. Ses compétences politiques, il les a montrées en gérant pendand plusieures années le projet du génome humain, c’est à dire gérer plusieurs dizaines d’équipes réparties un peu partout dans le monde pour un même et unique but. Chapeau bas. J’espère qu’il arrivera à faire autant de bien à la Maison Blanche, en tout cas c’est ce que je lui souhaite.

Read Full Post »

Un mois de retard

C’est le temps (de retard donc) que j’ai mis pour écrire cette note. L’aéroport de Tempelhof à Berlin a fermé ses portes à la fin du mois d’octobre. La région de Berlin comptait jusque-là trois aéroports : celui de Tempelhof qui vient donc de fermer ses portes, celui de Tegel d’où partent les vols des « grosses » compagnies, et celui de Schönefeld qui est techniquement situé dans le Land de Brandenburg (Les Lands allemands sont l’équivalent de nos régions. La ville de Berlin est un également un Land.).

L’aéroport de Tempelhof n’était quasiment plus utilisé. Sa situation en plein cœur de la ville et ses pistes courtes avaient détourné les gros vols vers Tegel. Certains avions d’affaire privés se posaient encore à Tempelhof, mais l’aérogare était littéralement vide la plupart du temps. Economiquement parlant, la fermeture s’imposait, mais c’est une page importante de l’histoire de Berlin qui se tourne.

Je ne vais pas vous refaire un cours d’histoire sur l’aéroport (wikipédia est ton ami), en tout cas sur l’histoire ancienne de l’aéroport, sachez juste que Orville Wright (l’un des frères du même nom) y est passé un jour et que c’est dans cet aéroport qu’a été fondée la compagnie Lufthansa. Les bâtiments actuels ont été conçus par l’architecte hitlérien Albert Speer dans le plus pur style nazi, c’est-à-dire des bâtiments absolument immenses sensés donner un sentiment de grandeur. L’aéroport ne fut pas détruit pendant la deuxième guerre mondiale, ce qui est proche du miracle, tant la capitale allemande fut bombardée. Ce n’est « que » trois ans après la fin de la guerre que cet aéroport est devenu célèbre.

Avant toute chose, il faut rappeler qu’à la fin de la guerre, Berlin, tout comme le reste de l’Allemagne a été divisée en 4 zones d’occupations : russe à l’est (qui est devenue Berlin-Est), américaine, britannique et française à l’ouest (qui sont devenues Berlin-Ouest). Berlin-Ouest s’est retrouvé au beau milieu de la zone d’occupation russe de l’Allemagne. L’aéroport de Tempelhof s’est retrouvé en pleine zone américaine Berlinoise. Au début de la guerre froide (brrrrrr), Berlin est devenu un endroit où s’est cristallisée la guerre froide et toutes ses tensions, et est devenu un point très important pour les leaders à l’Est comme à l’Ouest. Staline a mal supporté de voir un îlot de décadence occidentale en pleine zone communiste civilisée. Il a donc essayé d’absorber Berlin-Ouest de la façon suivante. Berlin-Ouest était approvisionné principalement par route grâce aux autoroutes (Autobahns) en provenance d’Allemagne de l’Ouest (qui ne s’appelait pas encore Allemagne de l’Ouest). Staline a tout simplement fait couper ces routes « pour travaux ». Le plan était d’affamer la population de Berlin-Ouest pour qu’elle se tourne vers les magasins de Berlin-Est et leurs prix défiant toute concurrence.

Les Alliés ne sont pas restés les bras croisés. En ce début de guerre froide, il était très important de marquer son territoire et de ne pas céder un pouce de terrain. Berlin-Ouest ne pouvait pas passer à l’Est. L’approvisionnement de Berlin-Ouest a donc été décidé. Mais pourquoi l’avion ? Pour des raisons pratiques très simples. Il y avait trois couloirs aériens entre Berlin-Ouest et la future Allemagne de l’Ouest où les vols alliés pouvaient survoler la zone d’occupation russe en toute légalité. Abattre ou même attaquer un avion dans ces couloirs était un acte d’agression. Arrêter un train en rase campagne pendant des heures ne constituait pas un acte d’agression. Et pour arrêter un avion qui vole, soit il se pose tout seul, soit on le force à se poser (ce qui est dur), soit on l’abat. Donc, pour continuer à approvisionner Berlin-Ouest, l’avion était la meilleure solution : il aurait fallu que les Russes veuillent faire une guerre chaude et abattre un avion pour arrêter le processus.

Berlin-Ouest a donc été approvisionné exclusivement par avion entre le 24 juin 1948 et le 11 mai 1949, soit presque un an. Presque un an de vols quotidiens pour livrer à une population tout ce dont elle avait besoin : nourriture, vêtements, et même charbon pour le chauffage pendant l’hiver (qui heureusement n’a pas été très vigoureux cette année-là).

Tempelhof était le seul aéroport à Berlin-Ouest. Tempelhof a quelque part sauvé Berlin-Ouest et ses habitants.

Après la fin du blocus, Tempelhof est devenu un aéroport comme les autres. Les vols commerciaux réguliers ont été depuis transférés vers Tegel, puis vers Schönefeld. Il a été progressivement désaffecté pour ne plus servir à grand-chose au point de vue aviation. D’où sa fermeture. Pourtant, ce n’est pas avec facilité que les berlinois ont dit au revoir à cet aéroport. Un vote public a été organisé pour si les habitants voulaient le garder ouvert ou non, la fermeture a été voté d’une courte tête, je crois. Une pétition a été lancée quelques semaines avant sa fermeture pour tenter de renverser le processus, en vain. Dans la semaine qui a précédé la fermeture, des avions de l’époque du blocus ont fait plusieurs vols d’honneurs depuis et vers Tempelhof. J’ai ainsi pu voir au dessus de mon laboratoire voler des bombardiers américains des années 50. Ils volaient très bas et en formation serrée, très impressionnant.

Maintenant il faut tourner la page et songer à l’après.

Read Full Post »

Me voilà donc ayant fraichement emménagé dans un appartement berlinois. Je devrais dire un appartement typique de Berlin, c’est à dire complètement vide à la livraison. J’avais en tout et pour tout une lumière dans le salon, une dans la salle de bain, pas de lumière dans la cuisine mais un four et des plaques électriques. Un appartement aux antipodes donc des maisons londoniennes disponibles tout de suite avec tout le confort…. La première étape fut donc un voyage à Ikea un vendredi soir.

Vu que je n’avais rien, j’ai dû tout acheter, du lit au canapé en passant par la table et les chaises. Pas mois de deux chariots Ikea y passèrent, et c’est lourd à remplir. Après un passage aux caisses peu évident, il a fallu ramener tout ce beau monde dans mon appartement. C’est là que le système de Möbel-Taxi (littéralement, taxi pour meubles) est arrivé. Il s’agit de livreurs et de leurs camionnettes qui attendent à la sortie d’Ikea que des clients chargés de meubles mais sans moyen de transport aient besoin de faire livrer lesdits meubles. Ils montent les meubles dans les étages moyennant un petit supplément. S’ils ne sont pas là, un coup de fil suffit. J’ai donc utilisé ce moyen de transport pour rentrer chez moi. Ensuite, il n’y avait plus qu’à monter tout ce beau monde.

Les appartements à Berlin sont donc généralement vides. Certains se louent meublés mais constituent plus l’exception que la norme et sont généralement plus chers. Une autre possibilité est le rachat  » au cas par cas  » d’éléments de mobilier ou autres laissés par les précédents occupants.

Qui dit appartement vide dit il faut tout acheter ou récupérer soi-même. Un bon moyen pour ça, ce sont les nombreux marchés aux puces que compte la capitale allemande. C’est un peu comme internet : on y trouve de tout ou presque, on ne trouve jamais ce que l’on cherche et toujours ce dont on ne voulait pas au départ. Personnellement, j’adore l’amoncellement de choses, meubles, objets insolites en tous genres. J’adore dénicher la petite bricole pour décorer un appartement au départ vide qui se rempli au fur et à mesure.

Read Full Post »

Older Posts »