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Archive for the ‘Cinéma’ Category

Tout est dans le titre.

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Bienvenue au paradis

Un très bon film.

Gattaca du réalisateur Andrew Niccol (scénariste du Truman Show) est un très bon film, voire même un chef-d’œuvre, un de ces précieux films qui deviennent intemporels tant ils arrivent à nous émouvoir, tant leurs visions du monde sont à l’avant de la garde.

Petit résumé n’engageant à rien. Soit « un futur pas si lointain » où les biotechnologies ont atteint un niveau extrêmement avancé : il est possible de séquencer un génome en quelques secondes et de connaître toutes les prédispositions dont « souffre » une personne. Ainsi, la reproduction ne se fait plus qu’in vitro. La société est divisée entre individus valides, génétiquement « quasi-parfaits » à qui toutes les portes sont ouvertes, et individus non-valides, possédant une quelconque « infirmité génétique », rebuts de la société à qui les tâches les plus ingrates sont confiées.

Soit Vincent (Ethan Hawke), « enfant du destin » conçu in vivo et invalide. Il rêve de rentrer à Gattaca, sorte d’organisation spatiale, pour partir dans l’espace, son rêve depuis l’enfance. Il utilise l’ADN de Jérôme (Jude Law) pour se faire passer pour un valide et devient un pirate génétique. Les choses se compliquent quand son directeur de mission est retrouvé assassiné non loin du cil d’un invalide et quand il s’enamoure de la belle Irène (Uma Thurman).

Sur le plan purement technique, le biologiste que je suis ne peut que s’extasier devant le fait qu’il ne faut que quelques dixièmes de secondes pour séquencer un génome, quelques secondes entre le prélèvement des cellules (sang, poil, tout est bon) et la lecture du résultat. C’est le rêve absolu de pouvoir tout séquencer (et n’importe quoi) pour accéder aux génomes de tout plein d’espèces et faire des analyses de la mort qui tue sur l’évolution des espèces. Ceci dit, un problème peut se poser, non soulevé par le film qui est celui du stockage des données. Un génome humain seul fait dans les 3 milliards de lettres. Si on multiplie ça par tous les individus sur cette planète, ça fait beaucoup de lettre à stocker, sans compter tous les résultats des tests génétiques effectués à longueur de journée.

Il y a d’ailleurs une erreur dans le film. On y voit Irène tenir le génome complet de Jérôme/Vincent dans quelques feuilles de papier. Un de mes prof de fac a amené un chromosome de levure (un seul) imprimé sur des feuilles format A4. Toutes les feuilles mises bout à bout ne tenaient pas dans l’amphi.

Ces facilités techniques ne sont évidemment que le socle sur lequel l’objet principal du film repose, à savoir la généralisation des tests ADN et la catégorisation des individus selon leurs quotient génétique. Vincent le dit au début du film, malgrés toutes les lois sensées prévenir la discrimination, elle est bien là (Vincent la subit au quotidien), elle est même devenue « une science ». Les tests génétiques auquels est soumise la population ne détecte au fond que des prédispositions. Au début du film, le génome de Vincent est testé quelques secondes après sa naissance et le médecin énumère les maladies qu’il pourrait avoir et les probabilités associées. Pareil quand les parents de Vincent veulent concevoir un autre enfant, le « généticien local » enlève diverse prédispositions à la violence, à l’alcoolisme. Ce sont des prédispositions, certes, mais ce ne sont que des prédispositions, ce qui veut dire qu’il n’y à aucun moyen d’être sûr à 100% que telle ou telle maladie va se déclarer. D’ailleurs, le meurtre est commis par un valide (je ne dirais pas lequel ou laquelle) chez qui normalement aucune prédisposition à la violence ne devrait exister.

Le parallèle avec les tests génétiques disponibles aujourd’hui est flagrante. Il est possible de tester le génome d’un individu pour certaines prédispositions à des cancers ou à d’autres maladies, et je crois avoir entrevu quelque part que certaines embauches seraient conditionnées par ces tests. Ces fameuses prédispositions ne constituent en aucun cas une garantie d’avoir un cancer (heureusement), cela veut juste dire que vous avez plus de chance que votre voisin d’avoir ce type de cancer (et ce type seulement). En plus, la plupart des tests génétiques sont pourris.

D’ailleurs, le film est basé sur le fait que la prédisposition n’est pas une fatalité. Vincent, cet « invalide », ce déchet de la société arrive à accomplir ce que beaucoup de valides n’arrivent pas. Jérôme, avec tout son potentiel génétique n’est jamais arrivé que second de toutes les courses de natations auxquelles il a participé. « Il n’y a pas de gène pour le destin » et Vincent veut surmonter les barrières que la norme pose en face de lui. La fin du film est particulièrement touchante quand le médecin qui suivant Jérôme/Vincent à Gattaca lui révèle qu’il connaissait sa « condition » dès le début mais n’a rien révélé à personne pour la simple et bonne raison que lui-même a un fils qui « n’est pas tout les espoirs que les médecins avaient placé en lui. Pourtant qui sait ce qu’il pourra accomplir » (je cite de mémoire, pardonnez mes erreurs).

Pour finir, un dernier petit spoiler. Pour ceux qui n’auraient pas vu ce film, sachez qu’à la fin Ethan Hawke se tire une balle dans la bouche de Jude Law parce qu’en fait ils sont la même personne.

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« It’s Sweded » (« C’est suédé »). C’est comme ça que le personnage de Jack Black explique le pourquoi des versions cheap et aux effets spéciaux à deux dollars que lui et son acolyte se voient obligés de tourner pour pallier à l’effacement des cassettes du video store où ils travaillent

Le film d’où cette situation est tirée est « Be Kind, Rewind », ou « Soyez Sympa, Rembobinez » en français. Dans ce film, donc, on voit Jack Black et Mos Def tourner des version courtes (20 min) sans acteurs (ils jouent à trois tous les rôles) et avec les moyens du bord, c’est à dire beaucoup de trouvailles et un coté bricolage assumé.

Ce film a donc lancé la mode du « sweding », où des gens re-filment à leur sauce leurs films préférés. De Pulp Fiction à Tron, de Retour vers le Futur à Star Wars, tous les grand classiques (geek) y sont passé.

Tous, sauf un : Le fabuleux destin d’Amélie Poulain (Amélie from Montmartre outre atlantique).
C’est chose faite avec Amélie from Croix-Rousse (Lyon oblige)

Votre serviteur apparaît dans ce film (j’ai aussi écrit des scènes, mais ça, je le dis pas, je suis pas narcissique…)

Franchement, on a passé deux jours de tournage super sympa, on s’est marré de bout en bout, même si c’était très crevant…

Si vous voulez voir d’autres films sweded, allez voir sur dailymotion ou youtube et tapez le nom d’un film avec sweded (ou suédé) pour voir…

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Sorti en 2006, ce film se place dans l’Angleterre de l’An sans grâce 2027. Sans grâce parce que l’humanité est devenue mystérieusement stérile. Le film s’ouvre sur la mort du plus jeune humain sur Terre, « Baby Diego », 18 ans à peine…
On suit dans ce contexte Théo Faron (joué avec brillo par Clive Owen), ancien activiste que son ex-femme contacte après des années de silence pour lui demander un service…
Je n’en dis pas plus concernant l’histoire. Par contre, concernant les acteurs, ils sont tous impériaux, Clive Owen en tête (mais ça je l’ai déjà dit, non ?). Julianne Moore rayonne comme d’habitude, Michael Cain surprend en vieux briscard pétomane et la jeune Claire-Hope Ashitey rayonne elle aussi (je sais ça fait redite, mais c’est la vérité, elles rayonnent toute les deux).

Le gars qui filme le tout s’appelle Alfonso Cuarón, responsable de « Y tu mama también » pour ceux qui connaissent…
Il arrive à donner une texture particulière au monde qu’il filme : l’ensemble est distant, on sent le futur, mais cette distance est toute relative car tout part d’éléments contemporains (les images de prisonniers). Il met dans le film une force particulière qui coupe littéralement le souffle du début à la fin…

C’est vraiment un film essentiel à notre époque car il nous renvois un miroir de notre société, à la fois noir et infiniment juste, le tout filmé avec un brio magistral.
Un film à voir absolument.

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