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Archive for the ‘Dans mes oreilles’ Category

J’ai redécouvert Esbjörn Svensson Trio récemment, en réécoutant la plupart de ses albums. Je n’adore jamais un artiste dès la première écoute, il m’en faut toujours une ou deux de plus.

En réécoutant ces albums, je suis tombé fou amoureux de cette musique, jazz classique au premier abord mais virevoltant dans des terrains étonnants, expérimentations techniques et mélodiques, sentiment d’abandon dans cette musique particulière, toujours mystérieuse. Du grand art, de la grande musique.

Parlons franchement, c’est de la balle !

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Un des avantages que j’ai de travailler devant un ordinateur toute la journée est que je peux facilement écouter de la musique pendant que je travaille. Attention toutefois, je ne dis pas que je ne fais rien d’autre qu’écouter de la musique pendant mes heures de présence au laboratoire, je dis juste que j’écoute de la musique tout en travaillant. Tous les hommes et les femmes naissent libres et égaux, mais tous les hommes et les femmes n’ont pas le même rapport à la musique au travail. Certain ne peuvent pas écouter de la musique en travaillant, d’autres, comme moi, peuvent. Moi qui adore la musique, je ne vais pas me plaindre.

Tout ça pour vous faire part d’une petite playlist de ce qui tourne dans mes oreilles en ce moment. Ce n’est pas exhaustif et c’est dans le désordre.

George Harrison – Hear Me Lord

Tiré de l’album « All Things Must Pass » paru un an après la séparation des quatres garçons dans le vent, ce morceau respire le « Wall of Sound » de Spector à plein nez. C’est un titre très blues, aux paroles très spirituelles (comme le reste de l’album d’ailleurs) mais un véritable plaisir à écouter.


Bed – Underseas

Un titre qui lorgne franchement vers la musique ambient sans vraiment y rentrer. L’album (« The Newton Plum ») penche plutôt du coté de la pop intimiste, à écouter au chaud, sous sa couette un dimanche d’hiver.


Coldplay – Strawberry String

J’ai mis du temps avant d’écouter leur dernier album, sûrement par rejet de tout phénomène de mode. Pourtant, il tend à se bonifier avec les écoutes. On sent que la production impeccable de Brian Eno arrive à porter des chansons bien écrites.


Lizz Wright – Leave Me Standing Alone

Une voix magnifique chantant des chansons magnifiques dans un écrin instrumental magnifique. Tout est dit, il n’y a qu’à écouter.


Nina Simone – Sinner Man

Une des plus belles chansons de la diva, plus qu’un chanson, une odyssée sonique, une montée en puissance mesure après mesure. Tout simplement magnifique.


Overhead – Melodrame

Tiré du premier album du groupe français (qui a depuis changé de nom), album très jazzy et intimiste aussi. Encore une chanson d’hiver, à écouter au chaud avec une tasse de thé bien chaude.


Supertramp – Rudy

Je ne suis pas forcément fan de Supertramp, mais il m’arrive d’écouter leur best-of au laboratoire. Mis à part leurs tubes interplanétaires, il contient quelques chansons intéressantes, comme celle-ci, qui fait les montagnes russes entre des moments rocks et d’autres où les violons sont de sortie.


Pat Metheny Group – Into the Dream

Si Dieu existait et qu’il était guitariste, il se nommerai Pat Metheny. Sur ce titre, il joue une guitare qu’il a fait fabriquer sur mesure, une guitare à 42 cordes (pas moins) qu’il peut chacune accorder sur une note précise. Il peut ainsi jouer des morceau incroyables. Cette guitare ressemble à ça.


Elbow – On a Day Like This

Un groupe anglais absolument superbe. Leur dernier album en date, « The Seldom Seen Kid », récipendiaire du Mercury Prize, est bourré de pépites. Reprendre le refrain à la fin de la chanson en coeur en concert donne la chaire de poule.


Miles Davis – ‘Round Midnight

Une autre pépite pour terminer, mais de jazz. Un titre magnifique du grand Miles tiré de l’album « ‘Round About Midnight » avant qu’il ne se mette à expérimenter dans tous les sens. Du grand jazz.


Sur ce, bonne écoute et bon week-end.

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Il est des musiques absolument inclassables. Il est d’ailleurs ironique de classer des musiques (ou tout autre chose) dans la catégorie « inclassable », c’est comme la blague  » il y a 10 catégories de gens dans le monde : ceux qui comprennent le langage binaire et les autres ». Inclassable veut tout simplement dire « qui ne ressemble à aucune des grandes catégories utilisées pour classifier la musique », ce qui est différent d’indescriptible ou bien d’inécoutable.

Indescriptible, cela semble être un qualificatif qui sied bien à « Music for 18 Musicians » de l’américain Steve Reich. Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, un peu de « background info ».

Steve Reich est un compositeur américain né dans les années 30. Cela fait une bonne quarantaine d’années qu’il compose des oeuvres que l’on pourrait classifier trop rapidement de minimalistes. La musique minimaliste est un style musical né dans les années soixante basé sur la répétition de phases musicales, de rythmes et de mélodies qui sont modifiés au cours des morceaux. Parmi les premières compositions de Steve Reich, on note « It’s Gonna Rain », basée sur la répétition de cette phrase enregistrée sur bande magnétique.

Vu comme ça, le minimalisme ne semble être qu’un mouvement arty et conceptuel de plus où le resultat final est moins important que le processus créatif, où la musique en elle-même passe au second plan.

Certes. Mais on ne parle pas du minimalisme, mais de « Music for 18 Musicians » de Steve Reich.

Même si cette composition est minimalisme dans le concept, dans la réalité elle n’a rien de conceptuelle. Il renferme une réelle richesse mélodique  et rythmique et une profondeur incroyable dans les arrangements. Les 18 musiciens y sont pour quelque chose : au lieu d’un violoniste qui répète la même phrase pendant une heure, il y a là une construction, certes subtile, mais prenante au fil du morceau

Il y a aussi une légèreté incroyable dans cette musique. Elle donne l’impression de flotter quelque-part au dessus des nuages alors que l’astre couchant déverse doucement ses rayons mourants qui viennent éclairer doucement lesdits nuages d’une tendre et chaude lumière orange [1]. Pour faire simple, cette musique est tout simplement magnifique.

Un petit extrait pour vous montrer (la dernière partie, Pulse)

Bonne écoute.

Notes

[1] Image poétique à deux pfennigs (pardon, centimes).

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J’ai beaucoup, beaucoup de musique sur mon ordinateur. La faute à qui ? Pas seulement aux formidables possibilités d’internet haut-débit et aux réseaux d’échanges de fichiers de particulier à particulier. La faute aussi à pas mal d’amis et de connaissances pour m’avoir prêté des tonnes d’albums au fil du temps. La faute aussi à la bibliothèque municipale de Lyon (gloire lui soit rendue) et ses formules d’abonnements très avantageuses pour le musicophile que je suis.

J’ai beaucoup de musique sur mon ordinateur, c’est donc assez dur d’écouter tout en même temps. Cela marche plutôt par périodes : quelques albums que j’écoute en boucle, aussi bien au labo que chez moi. Il se passe souvent la chose suivante quand j’écoute quelque chose de nouveau : je l’écoute une fois, je retourne à mes favoris du moment et les nouveautés tombent un peu dans l’oubli. Or il arrive parfois un peu par hasard que je retombe sur des morceau que j’avais déjà écouté et que je tombe raide dingue de ces morceaux après une appréciation qui monte à chaque écoute.

C’est peut-être ce que je préfère dans la musique : laisser le désir monter peu à peu, apprendre à connaître les morceaux, repérer les petits détails sur les arrangements, la production, l’instrumentation, apprendre à aimer les morceaux lentement. Parce que c’est peut-être comme ça que j’aime le plus la musique, en la redécouvrant, en connaissant une partie seulement du morceau et me laisser surprendre par l’infinité de détails que peuvent cacher les bons morceaux.

En ce moment, c’est l’album Blow du groupe belge Ghinzu qui retient toute mon attention. Cela ressemble à un honnête album de rock : riff aiguisés, rythmes entrainants, bon son qui fait crunch. Mais Blow dépasse un peu l’honnête album de rock. Les morceaux sont de grandioses montées en puissance : ils ne mettent pas toute la sauce d’entrée d’intro mais construisent patiemment leurs morceaux, et quand la puissance arrive, elle arrache d’autant plus que l’on l’a vu arriver à des kilomètres.

C’est un peu paradoxal qu’un album de rock, qui est un genre inscrit dans l’urgence et l’éphémère, puisse se construire en lentes montées en puissance et s’apprécier de plus en plus au fil des écoutes. Paradoxal mais très bon.

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Encore une, oui, comme si il n’y en avait pas assez. Cette fois, c’est Snoow qui en est l’origine (Twingocerise, si on remonte plus loin dans le temps).

Un des avantages de travailler toute la journée devant un ordinateur est de pouvoir justement écouter pas mal de musique. Je transmet donc ma playlist spéciale « mes expériences ne marchent pas, j’ai envie de passer l’ordinateur par la fenêtre ».

KT Tunstall – Funnyman
Chanteuse écossaise responsable de la musique d’une pub pour une opératrice internet blonde. C’est son deuxième album et il est très bon. Un truc qui bouge pas mal.

Gemma Hayes – Undercover
Chanteuse irlandaise (dont le troisième album ne va pas tarder du reste) beaucoup moins connue en France mais très douée. De la bonne musique anglaise comme on l’aime. Plus doux que la précédente, mais toujours un régal.

-M- – Rendez-Vous
Issue de la B.O. du film « Ne le Dis à Personne ». Je suis tombé raide dingue du film et raide dingue de la musique, composée par notre Mathieu Chedid préféré. Assez éloignée de ce qu’il fait d’habitude, mais un pur bijou.

Iron & Wine – Boy with a Coin
Musicien complet et chanteur originaire de Caroline du Sud. La musique est entêtante et remuante, mais très bien écrite, jouée et arrangée. Un délice au casque au milieu de la journée.

Queens of the Stone Age – Everybody Knows That You’re Insane
J’avais déjà manifesté mon enthousiasme pour le groupe barré de Josh Homme. Cette chanson à elle seule pourra réveiller un bataillon de députés UMP pendant une session parlementaire à l’heure de la sieste (qui à l’air obligatoire).

Supergrass – I’d Like to Know
Groupe anglais dont j’ai également parlé ici à plusieurs reprises. Cette chanson est issue de leur premier album (« I should Coco » ou « Je devrais Coco » en français). Moins de puissance brut que la précédente chanson de cette playlist, mais donne une envie furieuse de sauter dans tous les sens dans le labo alors que les collègue et le chef vous regardent comme si vous veniez de la planète Mars.

Cat Power – Ramblin’ (Wo)Man
Revenons à un peu de douceur féminine avec la chanteuse ennemie jurée du CCC (Comité Contre les Chats). Dans « Jukebox », elle reprend cette chanson de Hank Williams et lui donne cette sensualité et cette mélancolie que seules les femmes savent insuffler dans la musique. Tout simplement magnifique, même si elle ne donne pas vraiment envie de travailler.

Boards of Canada – Amo Bishop Roden
Issue d’un EP (Extended Play, entre le single et l’album) du meilleur groupe de musique électronique (pour moi en tout cas). Une de ces chansons quasiment impossible à décrire.

Jean-Luc Ponty – Mirage
Violoniste émérite de jazz, Ponty a joué avec pas mal de monde (Frank Zappa entre autres) avant de jouer son propre jazz avec son violon électrique et plein d’effets (on dit fusion, mais j’aime pas le mot). Très belle chanson.

Cannonball Adderley – Autumn Leaves
Où comment terminer en beauté. Reprise des « Feuilles Mortes » par un des plus grands saxophoniste et qui apparait dans un des meilleurs albums de jazz de tous les temps. Se dispute la première place au Panthéon du jazz avec « Take Five » de Dave Brubeck.

Vu que je n’ai pas trouvé tous les titres sur deezer.com, je n’ai rien mis, histoire de tout mettre sur le même plan.

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S’il y avait un concours du nom de groupe le plus bizarroïde, Queens of the Stone Age l’emporterait haut la main (quoiqu’après une finale âprement disputée avec Arctic Monkeys).
Malheureusement, un tel concours n’existe pas (idée d’émission télé), c’est donc la musique de QOTSA dont je vais parler ici.

Soit QOTSA donc, groupe de rock californien pur jus (de bécane), pas type baba-cool de San Fransisco, ni branchouille de Los Angeles. Nos amis officient du coté de Palm Desert, qui n’est pas au bord de la plage. En 2005 paraissait Lullabies to Paralyse, 4ième album du groupe.
Disons le tout de suite, ce n’est pas un album calme et posé. Lullabies to Paralyse verse plutôt dans les guitares énervées, les riffs endiablés et les rythmique épaisses. Mais ce n’est pas un album de brute pour autant. Il est au rock ce que le rugby est au sport : quelque chose de brute joué par des gentlemen.
Car cet album regorge de perles. Les chansons sont très bien écrites. Les arrangements sont calculés au millimètre. Le tout est brut de décoffrage et donne une furieuse envie de balancer sa tête dans tout les sens et de s’inscrire au concours de air-guitar de Troupomé sur Gadoue. C’est un album qui fait merveille dans une voiture pendant un voyage qui commence à s’éterniser un peu ou le matin au réveil, histoire de se réveiller avec une patate d’enfer.

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À l’occasion de la sortie du sixième album de Supergrass, je vais parler ici du… cinquième album de Supergrass (logique, non ?)
Soit un groupe de rock anglais de très bonne qualité, responsable il y a pas mal d’année déjà d’un tube qu’on qualifierait volontiers d’hymne pour la jeunesse (« Alright »). Notons qu’ils étaient à peine majeurs à ce moment-là. S’en suit quelques albums de très bon rock, le genre qui donne instantanément envie de se lever de sa chaise pour se tortiller l’arrière-train/sauter dans tous les sens/danser avec les plus belles filles de la soirée (au choix), mention spéciale à « Life on Other Planets » où cette énergie est vraiment communicative.
Trois ans après « Life on Other Planets » (sorti en 2002) est sorti « Road to Rouen » (en 2005 donc), titre à la prononciation plus que bizarre, essayez donc de prononcer ça avec une patate chaude dans la bouche et vous verrez ce qu’endurent les anglophones… Pourquoi Rouen me direz-vous. Tout simplement parce que nos quatre british sont allé s’enfermer dans une grande ferme de la campagne normande pour enregistrer cet opus.

Tout cela est fort intéressant, mais sans grand rapport avec la musique. Si je vous parle de cet album aujourd’hui, c’est pour deux raisons, liées qui plus est.

La première, c’est que cet album est un peu à part dans la discographie du groupe. Les précédents albums ont tous cette vigueur, cette fougue, cette jeunesse qui font que les albums de Supergrass sont très directs, sans temps mort. Là, les choses sont nettement plus posées, réfléchies mais pas calmes pour autant. Le premier titre, « Tales of Endurance » annonce la couleur : un titre rock comme les anglais savent en écrire, où l’envie de sauter au plafond disparait, mais l’énergie reste intact. L’album regorge d’ailleurs de pépites qu’on aurait tord de qualifier de molles (« St. Petersburg », « Low C »)…
Pour les habitués de Supergrass, cet album peut dérouter car justement ce qui caractérise Supergrass y est absent, ou du moins bien caché, la jeunesse et la fougue notamment. Mais c’est là le truc. Supergrass réussit à faire un album de Supergrass sans ce qui fait (ou a fait) Supergrass. Derrière, la fougue et la jeunesse, il y a des chansons très très très bien écrites, des mélodies entêtantes, des arrangements soignés et une production qui met tout le monde d’accord.
J’avais donné deux raisons, la deuxième raison est juste au-dessus. Si on prend cet album indépendamment des autres sans connaître le groupe, on va l’écouter avec un grand plaisir, certes pas immédiat mais qui va s’amplifier d’écoute en écoute. Supergrass réussit à produire un album de rock « à l’ancienne », porté, chouchouté, qui dépasse largement le carde de sa propre musique. Ils montrent qu’ils sont capables de sortir de leur propres limites en temps voulu. Supergrass sort du cadre « rock par/pour les jeunes » et devient un grand groupe, dans la qualité de la musique…

Tales of Endurance sur Deezer.

Bonne écoute.

PS: Je précise que le nouvel album de Supergrass, sobrement intitulé « Diamond Hoo Ha » ne sortira que le 24 mars prochain (au Royaume-Uni en tout cas)

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